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Protéger sa flamme créatrice

Avoir des bas créatifs ça fait partie de la vie. Mais avec le temps, une petite dose de sagesse, des discussions, observations (et beaucoup de lecture!), j’en suis venu à reconnaître qu’il y a des agents spécifiques qui agissent contre ma créativité. Quand je parle de créativité, c’est au sens large, qui comprends une portion de motivation.

Je réalise que bien souvent mes bas créatifs coïncident étrangement avec certaines rencontres, certaines personnes. Connaissez-vous de ces gens que lorsqu’on les rencontrent, tu te sens dans un pseudo-vide après? Ces gens qui semblent nous aspirer presque toute notre énergie? Vous êtes sûrement capable d’en nommer au moins une!

Je lis depuis quelques mois (éparpillé à intervalles irréguliers) le livre The artist’s way every day, A year of creative living. L’Univers a parfois des voies bien particulières pour nous parler. Ces deux textes m’ont parlés plus particulièrement.

A creative person is intended to be fed and supported by both divine and human sources, but none of those needed nutrients can reach us if we have turned ourselves into a food source for others, allowing them to dine freely on our time, our talents and our reserves. Creativity expands in an atmosphere encouraging to it, and constricts self-protectively in an atmosphere that is cynical or hostile. This is why our close friends must be safe and smart, but not so smart-aleck that our creative child is afraid to speak up. When we lose our voice or our energy creatively, it is not some mysterious malady. It can usually be traced directly to an encounter in which our energy was abused. (September 15)

Very often in our creative lives we can feel ourselves in jeopardy. We may have a sudden and debilitating doubt that our work will continue to be supported by the Universe. We may have been earning a living so far, but that’s so far – our fear says – and so far is no guarantee of tomorrow. Rather than trust that there is an unseen but benevolent web gently holding us in our place, we often panic and act like we have gotten where we have gotten entirely on our own. But there is a benevolent web that holds us gently in our place. There is a larger power that wishes us well. We are led well and carefully. In order to be led further, we need only to ask for help. Help is always available to us. We need to open ourselves up. We need to be receptive. (September 21)

Dans les deux dernières semaines, je me suis concentrée sur « ma flamme créatrice » en portant plus attention à ceux avec qui je prends contact. Porter attention à l’influence que je donne aux autres sur mon état d’esprit. Tout un travail! Garder un équilibre dans sa vie, pas toujours facile.

Dans un autre texte du même livre, l’auteure nous parle que parfois il est nécessaire de s’affairer à des tâches simples et répétitives comme mettre de l’ordre dans la maison, plier du linge, etc. afin de calmer son esprit, y mettre de l’ordre pour être mieux disposé à la créativité. Il y a beaucoup de triage de superflu qui a eu lieu chez-moi dernièrement! (D’ailleurs ça m’a également inspiré pour un autre sujet d’article!) Couper des carottes (ou autres légumes) est aussi très bien pour calmer un esprit agité. ;-)

Résultat, je me suis mis à nouveau à avoir plus d’idées créatrices et surtout à ré-écrire sur mon blogue.

La vie peut devenir tellement mouvementée par période que je dois trouver des trucs et m’adapter constamment pour garder un esprit calme qui me permet de créer. Et porter attention aux gens que je laisse entrer dans mon « univers » fait aussi partie de cette équation.

Vous avez vécue de telles pannes aussi? Vous faites quoi pour entretenir votre flamme créatrice? Comment gardez-vous l’équilibre dans votre vie?

En ce mercredi sexe… Parlons sexe!

Photo prise sur Flickr par serakatie .

Il semblerait que la nouvelle tendance sur Twitter soit de dévoiler des confidences à saveur sexuelle le mercredi. Alors voici donc la mienne, en plus de 140 caractères.

Après plus de 10 ans de vie commune, moi et mon mari avons ajoutés un peu de piquant à notre vie sexuelle. J’imagine que ça en choquera plus d’un que je l’avoue ouvertement sur mon blogue, sans me cacher sous un pseudonyme « anonyme » mais voici… Nous pratiquons depuis quelques années les orgies et l’échangisme.

Bon ça y est? Vous vous êtes remis à respirer normalement? Je vais vous donner la descriptions du mot orgie et échangisme quand tu as deux enfants.

Orgie
Dormir à plus de deux personnes dans le même lit. Nous dormons à l’occasion avec notre fille ou notre fils, dans notre lit et parfois même les deux en même temps.

Échangisme
Parfois par soucis d’avoir plus de confort dans le lit, mon mari ou moi, choisissons d’aller dormir dans le lit de l’enfant en échange, ou l’un des deux. Donc, nos échangeons nos places dans nos lits respectifs pour permettre, par exemple, à Jérémie de faire dodo avec maman (c’est moi ça!) ou à Rosalie de faire dodo avec papa (c’est mon mari ça!). Ou vis-versa.

Comme vous pouvez le constater, c’est beaucoup moins sexe que le début de cet article laissait croire. Non? Mais je suis persuadée que c’est la réalité de plusieurs d’entre vous chers parents.

Pour ce qui est notre vie sexuelle réelle, je vais garder encore un peu de mystère… ;-)

Nourrir les enfants, pas toujours du bonbon!

J’ai lu un commentaire sur Twitter dernièrement qui m’a légèrement choqué (ça m’en prends beaucoup pour vraiment me fâcher). Il était question de donner des emballages genre « lunch box » aux enfants pour leur diner à l’école. Un prêt-à-manger vendu à l’épicerie qui contient des biscuits salés, fromages et viandes froides (ronds).

Les personnes déploraient que les enfants n’aient que ça pour manger.

Ce commentaire m’a quelque peu choqué parce que je trouve que c’est un jugement rapide. J’ai d’ailleurs déjà fait ce jugement rapide il y a quelques années.

Dans un monde idéale, tous les parents peuvent suivre le guide alimentaire, ont le temps de préparer une belle boite à lunch et… les enfants la mange! Malheureusement, ce n’est pas toujours la réalité.

Sans vouloir embarquer dans le guide alimentaire et l’organisation du temps pour préparer les repas, je veux par contre, écrire sur comment il peut être difficile de faire manger les enfants.

Mes enfants ont présentement 7 et presque 3 ans. Pour la majorité de leur vie à date, j’ai un mal fou à les faire manger. Plusieurs techniques ont été utilisées, par exemple:

1. Cuisiner plus des plats à partir d’ingrédients qu’ils préfèrent (pâtes, pâté chinois, patate, fromage, etc.).

2. Les faire participer à la préparation du repas.

… sans grand succès constant.

En maternelle, Jérémie a manqué beaucoup de jours d’école et était très souvent malade. Est-ce que ça a rapport? J’imagine que ça aide pas. À manger que quelques bouchés par jour, trop souvent qu’autrement, ça peut pas être bon vous me direz? Pourtant, en janvier de cette année-là, je l’ai apporté voir le médecin et après quelques tests, même s’il est mince, aucun problème de santé.

J’ai discutée avec lui qu’il était (et il ce l’est encore…) très difficile de le faire manger. Ce qu’il m’a conseillé? S’il veut pas mal juste manger des pâtes, faites-lui des pâtes! Tant qu’il mange.

Où je veux en venir avec ça? Même avec toutes les meilleurs intentions du monde pour offrir à nos enfants une alimentation équilibrée et santé, au bout de la ligne, s’ils refusent de manger du brocoli, de la salade et autre du genre, vaut mieux qu’ils mangent des « lunch box » qui paraissent « tristes » plutôt que de rien manger.

Peut-être que l’enfant à un « lunchbox » dans son sac parce que les parents ne peuvent faire mieux par manque de temps ou de volonté. Ou peut-être c’est simplement parce que c’est l’enfant qui l’a choisi, et ça au moins il le mangera!

Je vis un combat perpétuel depuis 7 ans pour faire manger mon fils, et c’est pas mal la même chose pour ma fille. Avant de juger, pensez que si votre enfant accepte de manger un peu n’importe quoi que vous lui mettez dans sa boite à lunch, vous êtes peut-être chanceux et… marginal.

Depuis environ 1 mois, c’est mon fils qui fait la plupart de son diner pour l’école (sous supervision) et c’est mieux. La boite à lunch ne revient plus à la maison pratiquement intouchée, sauf pour les collations. J’en suis contente et je vois que mon fils prends du poids, il a de l’énergie et un sourire. Pour moi, c’est le plus important.

Merci d’être compréhensif pour les situations que vous ne vivez pas.

Une mère bien intentionnée.

 

1 médecin de famille = 1 mission impossible?

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Ce matin, en écoutant la télé avec ma fille, j’ai vu la publicité au sujet des médecins de famille. Celle-ci nous invitait à aller visionner un vidéo sur YouTube, ce que j’ai fais.

Un vidéo révélateur sur l’état de la disponibilité des médecins de famille au Québec. Bien réalisé mais surtout effrayant. Effrayant de regarder un vidéo dans lequel plusieurs médecins nous parlent à quel point il manque de médecin en médecine familiale, qu’ils savent à quelle heure ils commencent à travailler mais pas quand ils pourront retourner à la maison. Qu’ils sont devenus médecins parce qu’ils voulaient aider les gens et donc que c’est stressant de devoir refuser des patients qui ont vraiment besoin d’eux.

N’oublions pas  ici que nos médecins sont également, dans plusieurs des cas du moins, aussi des parents.

Un autre point apporté dans le vidéo qui m’a surpris, c’est quand médecine si un étudiant est bon, il se fait dire de faire une spécialité et de ne pas gaspiller son talent comme médecin de famille ! Apparemment, ils essaient de revaloriser ma médecine familiale. Je valorise la personne qui m’aide quand j’ai mal. Je valorise la personne qui m’aide quand je m’inquiète face à ma situation de santé. Je valorise la personne qui prends le temps de faire un suivi sur mon état de santé. Je valorise la personne qui m’aide à accoucher des enfants en santé. … Et vous?

Et puis nous attendons ou avons entendu que des garderies exigent d’aller voir un médecin pour le rhume de notre enfant ou autre symptômes communs sous menace de ne pas reprendre l’enfant en service de garde. Il faut usé du gros bon sens ! Un enfant est souvent malade, il attrape de petits virus ici et là (surtout avec la garderie et l’école). Dans la grande majorité des cas, c’est inutile d’aller voir un médecin pour se faire dire qu’il a besoin de repos et de Tylenol. C’est en usant du système de santé d’une telle manière qu’on utilise mal nos ressources.

Je me compte chanceuse, j’habite au Québec et j’ai un médecin de famille mais… en Ontario. Je suis chanceuse et je m’attends toujours à tout moment qu’on me refusera un rendez-vous parce-que je suis Québécoise. Ils sont pleins également.

Je me croise les doigts, pour l’instant moi et mes deux enfants avons un médecin de famille mais pas mon mari. Ça coûte cher en pratique privé même après le remboursement de l’assurance maladie…

À mon avis, nous devons faire un effort collectif afin d’aider la situation avec notre système de santé… Bon de mon côté, j’écris ce billet… Mais quoi d’autre? Honnêtement, je suis pas trop piqueteuse pour aller sur la colline parlementaire avec ma pancarte. Je sais pas trop ce que nous, commun des mortels, pouvons vraiment faire pour changer la situation. Bien sûre aller voter est déjà un bon pas, mais quoi d’autre?

Avez-vous un médecin de famille? Si non, vous pouvez visiter le groupe Facebook.

Avez-vous une histoire à raconter au sujet de vos expériences avec le système de santé?

Femmes entrepreneurs : 50% des propriétaires au Canada

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Moi et ma petite famille dans le temps des sucres au Parc Omega à Montebello, Québec.

Étant membre de Costco, j’ai reçue il y a quelques jours leur magazine Contact Costco édition mai-juin 2010.

Un article en particulier a capturé mon attention : « Maman, inc. Quand la maternité mène aux affaire. » Je me suis senti rejointe, comme si je n’étais pas seule dans mon rôle d’épouse, mère et travailleure autonome.

Il n’est pas facile de se partir en affaire et de jongler l’entretien de la maison, l’éducation des enfants & toute la vie familiale et le travail. Ce n’est pas facile quand les deux parents travaillent 40h chacun par semaine non plus!

Je trouve ça désolant qu’encore  aujourd’hui, après presque 4 ans, certains dans mon entourage considèrent que je suis chanceuse parce que je suis à la maison… dans leurs têtes dire que je suis travailleure autonome, c’est juste une tournure de phrase pour dire que je passe mes journée à la maison à faire pas grand chose. Peut-être que j’exagère un peu mais tout de même. Certains ne voient pas mon travail comme un « vrai » travail.

Pourtant selon l’article « … le nombre de femmes ayant une entreprise a augmenté à tel point qu’elles représentent maintenant 50% des propriétaires. » 50% ! C’est pas rien. Et dans différents domaines tels ques :

- boulangère ;
- esthéticienne ;
- ingénieurs ;
- designers de mobilier ;
- graphistes ;
- conceptrice de sites Internet ;
et plus.

« Selon Statistiques Canada, un tiers des nouvelles mères ont plus de 30 ans. Beaucoup ont des qualifications et de l’expérience… ».

Ce sont des femmes qualifiés ayant de créativité à « revendre » ! Des personnes avec beaucoup de volonté qui veulent une carrière mais également s’occuper de leurs enfants, les voir grandir.

Quand j’ai eu mon premier enfant, Jérémie, qui a maintenant 6 ans, ça m’a déchirée lorsque j’ai dû retourner au travail. C’est la deuxième gardienne qui m’a permis de me tranquilliser l’esprit que mon fils était bien en garderie. Par contre, quand il a commencée à faire des crises le matin en arrivant à la garderie et qu’en plus j’étais très démotivée par rapport à mon travail, le choix de le laisser jour après jour pendant près de 10h à la garderie pour ne le voir qu’environ 2 heures les soirs de semaine, me parraissaient très lourd.

Après discussion intense pendant 3 mois avec mon mari (et à analyser les finances si nous pouvions nous le permettre), nous avons décidé de couper sur le luxe de tous les jours et nous offrir une meilleure qualité de vie. Je resterais à la maison pour m’occuper de Jérémie. En même temps, j’ai pris un cours de formation avec le Centre Jeunesse Emplois Outaouais pour démarrer une entreprise et je me lançais dans le monde des affaires pour la création de sites Internet (et plus).

« Je pense qu’après avoir donné naissance, les femmes sont plus intrépides et ont envie d’aller tout simplement de l’avant et de mettre leur créativité ou leurs idées en oeuvre. Cela peut  être très inspirant pour les enfants de voir leur maman faire quelque chose qu’elle aime, être payée pour ça et être son propre patron. »

Je devenais une mampreneure, comme le dit l’article dans Contact Costco.

« Une mampreneure est une femme qui a des enfants et démarre son entreprise afin de gérer son temps et d’équilibrer de façon satisfaisante travail et vie de famille. »

J’adore cette courte description! Je trouve qu’elle me décrit tellement bien.

« L’Internet a réduit les coûts de démarrage et de marketing, et donné un accès mondial à une clientèle potentielle. »

Tout à fait d’accord. Internet et toutes les technologies qui en font partie, me permettent d’être présente pour mes clients et mes collaborateurs, peu importe où je suis. J’ai des clients qui font affaire avec moi depuis plusieurs années et que je n’ai encore jamais rencontré en personne. La technologie est là et il nous est très profitable d’en prendre avantage.

« Les activités professionnelles se font quand les enfants font la sieste ou sont à l’école, ou la nuit quand ils  dorment. Souvent on travaille en transit. »

Tellement vrai ! Ça peut être essoufflant par moment.. Parfois tu as l’impression de commencer tellement de tâches en simultanées et de ne rien pouvoir terminer « d’une traite ». Mais en même temps c’est très valorisant de voir tout ce que tu peux accomplir et surtout de pouvoir être aussi présente auprès de mes enfants.

Faut pas cacher que ça demande une discipline très rigoureuse. J’ai un horaire très structuré, même si ça parait pas toujours!, et même si ça ne tente pas toujours, je dois le faire. Par exemple, habituellement Rosalie (ma fille d’un an) lorsque je la couche vers 10h pour la sieste, je ne perds pas une minute et je fais le plus de travail possible durant le 2 heures (approximatif) qu’elle dort. Je fais la même chose en après-midi et si j’ai beaucoup de travail durant certaines périodes ou que je n’ai pas réussie à accomplir autant qu’il aurait fallu, je travaille également en soirée.

Je suis plus concentrée que jamais dans ma vie.

Quand Rosalie est réveillée en après-midi, j’en profite pour faire une activité, souvent à l’extérieur de la maison. Par exemple, prendre une marche, faire du vélo ou simplement faire les courses. Elle aime beaucoup quand on va se promener. Ça me permet en même temps de me changer les idées et le moment venu de mieux me concentrer sur mon travail.

J’ai un iPhone depuis le début de l’année et c’est vite devenu un outil indispensable. Je peux rester en contact avec tout mon monde peu importe où je suis. Je peux vérifier mes courriels, ma boite vocale, Twitter et même écrire sur mes blogues à partir de mon iPhone. Ce qui me permet d’être encore plus productive.

Et vous? Comment conciliez-vous famille et travail? Êtes-vous travailleur autonome? Vous y avez déjà pensé?